Les Grandes Journées approchent à grands pas et s’annoncent passionnantes grâce à un programme riche et un panel d’intervenants varié. Politiques, scientifiques, communicants… : tous ont répondu favorablement pour venir débattre de la question centrale qui préoccupe tous nos établissements : renforcer le dialogue entre science et société. Un joli défi pour Théo Haberbusch qui, une nouvelle fois, se prépare à animer les débats avec rythme et profondeur.
Vous avez travaillé avec l’équipe organisatrice de l’événement au sein de l’Arces. Qu’est-ce qui a dominé vos réflexions lors de la construction du programme ?
Nous avons été guidés par la volonté d’aborder la question de la science non pas uniquement sous l’angle de la communication scientifique, mais à travers les enjeux démocratiques et sociétaux qu’elle soulève aujourd’hui.
Les établissements sont confrontés à des questions qui dépassent largement la promotion de leurs activités : comment contribuer au débat public ? Comment lutter contre la désinformation ? Comment accompagner les chercheurs lorsqu’ils prennent la parole sur des sujets sensibles ? Comment créer de la confiance dans un contexte de forte exposition médiatique ? Cette approche nous semblait importante pour que l’ensemble des membres de l’Arces puisse se sentir concerné, mais aussi parce que les questions d’intégrité scientifique, de médiation et de confiance dans la science sont désormais au cœur des responsabilités des établissements.
Quel va être le plus gros défi dans l’animation de ces deux jours ?
Nous avons la chance d’accueillir des intervenants aux profils très complémentaires. Mon enjeu sera de permettre un dialogue entre des univers qui n’ont pas toujours l’occasion d’échanger : responsables institutionnels, chercheurs, communicants, journalistes ou acteurs de la médiation scientifique. L’objectif n’est pas seulement d’enchaîner des prises de parole, mais de faire émerger de véritables échanges autour de situations concrètes et de questions parfois sensibles. Les Grandes Journées ont cette spécificité d’être à la fois un moment de convivialité professionnelle, de réseautage et un espace de réflexion collective. De plus l’Arces regroupe tous types d’établissements (écoles-universités, public-privé….), ce qui contribue à décloisonner. C’est ce qui distingue cet événement, à mon sens, de nombreux colloques plus académiques.
Quelle serait votre plus belle satisfaction à l’issue de l’événement ?
Comme journaliste, deux choses me tiennent à cœur : d’abord, faire résonner l’actualité et les enjeux stratégiques ; ensuite créer des ponts entre des acteurs ou des fonctions qui ne se connaissent pas assez. J’adore quand les intervenants comme le public se découvrent des liens qu’ils ne soupçonnaient pas.
A bas les cloisons ! Le sujet mais également le format des Grandes Journées me semblent une occasion exceptionnelle pour toutes les personnes impliquées dans les gouvernances des établissements de l’ESR de venir nourrir leurs réflexions.
A celles et ceux qui ne se sont pas encore inscrits, qu’auriez-vous envie de leur dire ?
Les participants pourront notamment entendre Sylvie Retailleau, qui défend depuis de nombreuses années le rôle de la culture scientifique dans la formation de l’esprit critique et la vie démocratique. Ils découvriront également le parcours d’Élodie Chabrol, qui a fait de Pint of Science l’un des plus grands festivals de médiation scientifique au monde en allant chercher les publics là où ils se trouvent plutôt qu’en attendant qu’ils viennent vers les institutions. La discussion sur l’impact donnera notamment la parole à Catherine Mongenet qui a piloté l’analyse d’impact de la contribution du CNRS au chantier de Notre Dame de Paris. Cela s’annonce inspirant ! La conclusion sera assurée par Michel Dubois, sociologue, directeur de l’Office français de l’intégrité scientifique et auteur de récents travaux sur les relations entre les Français et la science. Au-delà de ces grands témoins, les participants pourront échanger avec des responsables de communication, des journalistes et des acteurs qui viendront partager des retours d’expérience très concrets. Les ateliers ont été pensés pour intéresser aussi bien les membres des universités que des écoles, chacun y trouvera son compte.
Découvrir le programme et s’inscrire
A relire également : Accueillir les Grandes Journées, une opportunité pour nos établissements

gestion@arces.com