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[Portrait de membre] Laurent Ong, nouvel administrateur de l’Arces

[Portrait de membre] Laurent Ong, nouvel administrateur de l’Arces
De l’orientation à la communication, Laurent Ong a exploré plusieurs facettes de l’enseignement supérieur avant de rejoindre Géodata Paris. Chef de la mission communication de cette grande école de la géomatique, il défend une communication proche des publics et des réalités de terrain. Il rejoint aujourd’hui le CA de l’ARCES pour contribuer au collectif.

Comment êtes-vous arrivé là ?
À l’origine, j'étais plutôt parti pour être enseignant mais un stage m'y a vite fait renoncer. C'est une rencontre avec la responsable de la communication de la faculté des sciences de l’UPEC qui m’a permis de trouver ma voie. Après un stage au service communication de la faculté, j’ai intégré un master en communication publique et politique en France et en Europe. A la fin de mes études, j'étais décidé à travailler dans le secteur public et plus particulièrement dans les universités : j'avais un intérêt particulier pour les questions d’orientation. C'est ainsi que j'ai travaillé dans les services d’orientation de l’UPEC puis de l’Université Gustave Eiffel, mais aussi dans les relations entreprises à l’IAE Paris-Sorbonne, le commercial à AEF Info et à Sorbonne Université. Ces expériences m’ont permis de découvrir les différents publics et métiers qui composent l’écosystème universitaire. J’ai rejoint Géodata Paris en juillet 2022, après avoir piloté un PIA consacré à l’orientation, Oraccle, piloté par l’UNIF et l’Université Sorbonne Paris Nord.

Qu'est-ce qui fait la spécificité de Géodata Paris ?
Géodata Paris est une grande école d’ingénieurs de l’IGN et membre de l’Université Gustave Eiffel depuis 2020. Elle est aujourd’hui la première et unique grande école de géomatique en France. Située au cœur de la Cité Descartes, à Champs-sur-Marne, elle forme aux technologies de l’acquisition et du traitement de l’information géographique, à leur intégration dans des bases de données et des systèmes d’information géographique, ainsi qu’à leur utilisation dans un cadre décisionnel. L’école compte aujourd’hui 400 étudiants, plus de 11 000 alumni, 80 chercheurs et enseignants, cinq centres de compétences et trois unités de recherche. 

Quelles sont vos missions au sein de l'école ?
Je suis chef de la mission communication. Mon service est composé de cinq personnes. Nous avons une stratégie de communication largement tournée vers les formations et la recherche, avec plusieurs dimensions : communication institutionnelle, événementiel, activités promotionnelles liées au recrutement, communication digitale et mesure de la performance. L’un des grands chantiers a été le changement de marque de l’école, finalisé en octobre 2025. Nous sommes également très impliqués dans le recrutement : démarchage, suivi des candidats et relances. Nous sommes enfin un véritable trait d’union entre nos différentes tutelles, l’Université Gustave Eiffel et l’IGN. J’ai fait le choix d’internaliser totalement la production vidéo car je trouve particulièrement intéressant de faire réaliser ces contenus par les jeunes de l’équipe, notamment nos deux apprentis. Ils connaissent parfaitement les codes, les usages et les outils actuels.

Qu’est-ce qui vous passionne dans la géomatique ?
C’est justement la diversité de ses applications qui rend ce domaine particulièrement passionnant. La géodata est partout : dans les stades, dans la gestion de l’eau, l’environnement, la forêt, le marketing, les transports… Le champ des possibles est immense. C’est aussi ce qui rend notre communication particulièrement stimulante : le sujet est complexe, mais il concerne potentiellement tous les domaines. Notre rôle est donc aussi de rendre ces enjeux accessibles et de montrer concrètement à quoi servent les compétences développées au sein de l’école. 

Quels sont les grands enjeux de l’école ?
Le recrutement étudiant reste évidemment un enjeu important. Mais le grand sujet des prochaines années est celui de la pérennisation de la marque. Cela passera également par la refonte du cycle du diplôme d’ingénieur, qui devra être accompagnée d’un important plan de communication. Nous avons également un enjeu fort autour de la vulgarisation de la recherche, avec des dimensions économiques et partenariales. Enfin, nous devons continuer à faire connaître l’école auprès de l’ensemble de notre écosystème : des classes préparatoires aux classes secondaires, jusqu’aux établissements d’enseignement supérieur. 

Pourquoi avoir souhaité rejoindre le conseil d’administration de l’ARCES ?
Je me suis proposé parce que je pense que nous avons plus que jamais besoin de réseau et d’entraide. C’est d’ailleurs ce que j’ai trouvé en arrivant à l’ARCES : de la matière, des échanges, des connaissances, mais aussi des liens qui se tissent progressivement entre professionnels. L’association a grandi et compte aujourd’hui beaucoup plus de membres, mais les relations humaines restent essentielles.
J’ai envie de contribuer à créer ces liens, de permettre aux communicants de parler ensemble de leurs expériences, de ce qui fonctionne comme de ce qui fonctionne moins bien, et de porter aussi la parole des écoles et établissements plus petits, qui évoluent dans des écosystèmes particuliers et rencontrent parfois des problématiques différentes.
Je souhaite également contribuer à la veille sur les sujets liés à la communication et sur les nouvelles tendances.

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