Dans un contexte où la place des sciences est plus que jamais questionnée dans la société, nos établissements sont confrontés à des enjeux majeurs en termes de communication et de stratégie. Pour nourrir les réflexions et partager nos questionnements, les Grandes Journées de l’Arces qui se tiendront à Metz les 18 et 19 juin prochains seront dédiées à cette question centrale : "sciences, impact et communication". Nous serons, pour l’occasion, accueillis par l’Université de Lorraine. Son directeur de la communication, David Diné, revient sur ce choix.
Qu’est-ce qui a motivé le choix du thème ?
La question du lien entre science et société me semble aujourd’hui absolument centrale pour les établissements de l’ESR. La parole scientifique est parfois contestée, la désinformation circule très vite et certaines expertises peuvent être décrédibilisées dans le débat public. Si la culture scientifique reste évidemment un pilier important, elle ne peut plus, à elle seule, répondre aux enjeux actuels de défiance envers la science. En tant que communicants, nous devons réinterroger nos formats, nos récits, nos espaces de dialogue avec la société et notre capacité à toucher des publics plus larges. C’est précisément ce que nous avons voulu explorer à travers cette édition : comment les communicantes et communicants de l’ESR peuvent contribuer à renforcer la confiance, élargir les publics et redonner toute sa place à la parole scientifique dans l’espace public.
En quoi était-ce important pour l’Université de Lorraine d’être le lieu de ces débats autour de la science et de la communication ?
Le choix de l’Université de Lorraine, dont les sciences imprègnent l’identité, n’est en effet pas anodin dans ce contexte. La recherche au sein de notre établissement est intensive et nous sommes très engagés dans les questions de science et société. De nombreuses équipes y travaillent sur la culture scientifique, la médiation et la diffusion des savoirs auprès de différents publics. Je tenais vraiment à mettre en lumière ce travail remarquable et à rendre hommage à celles et ceux qui s’y engagent au quotidien. Ces Grandes Journées sont aussi une manière de valoriser cet engagement.
Le sujet est très vaste. De quelle manière les problématiques de nos établissements seront-elles abordées ?
Bien plus que « sciences et communication » en général, c’est effectivement d’impact dont nous allons parler. Impact scientifique bien sûr, mais aussi impact sociétal, territorial et démocratique. L’enjeu est de montrer que la communication dans l’ESR n’est pas seulement une question de visibilité, mais aussi de dialogue, de compréhension et de confiance. Nous avons donc voulu un programme à la fois inspirant et très concret, qui puisse nourrir les pratiques professionnelles des communicantes et communicants de l’ESR. Les journées s’ouvriront par un duo d’ouverture consacré à la question « Raconter la science, faire société », qui posera le cadre de réflexion de cette édition. Comment raconter la science aujourd’hui ? Comment lui redonner toute sa place dans le débat public ? Ce sont des questions qui traverseront l’ensemble du programme. Plusieurs plénières permettront ensuite d’aborder des sujets clés pour les communicants de l’ESR : la manière de mesurer et valoriser l’impact des établissements, ou encore la façon d’élargir la conversation avec les publics, les médias et les territoires. Nous enchainerons ensuite sur des ateliers plus opérationnels, autour de sujets très concrets pour nos métiers.
Un mot sur les têtes d’affiche qui viendront débattre et ouvrir la réflexion ?
Nous aurons le plaisir d’accueillir plusieurs intervenants de premier plan. Sylvie Retailleau, présidente d’Universcience et ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ouvrira ces journées aux côtés d’Élodie Chabrol, fondatrice et directrice de Pint of Science France, très engagée dans la médiation scientifique. Leur dialogue permettra d’aborder une question essentielle : comment raconter la science aujourd’hui et recréer de la confiance avec la société. Et la keynote de clôture sera assurée par Michel Dubois, chercheur et directeur de l’Office français d’intégrité scientifique, qui apportera un éclairage particulièrement précieux sur les enjeux d’intégrité et de confiance dans la recherche.
Je vous invite dès à présent à découvrir le programme qui, me semble-t-il, est à la hauteur des enjeux et offre une belle perspective pour enrichir nos réflexions !
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