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Stéréotypes de genre : quelle responsabilité pour les communicants ?

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Le 5 mai prochain, Marine Forestier propose, le temps d’une journée, de questionner la manière dont nos équipes peuvent s’engager pleinement dans une communication moins stéréotypée. Les enjeux, majeurs pour les établissements de l’ESR, sont bien plus larges que la seule question de l’utilisation – ou non - du point médian. Explications. 

Par quoi passe la lutte contre les stéréotypes de genre pour nous communicants ? 
Je dirais avant tout par une prise de conscience. Les mots et les images sont la matière première des communicants et les choix faits, souvent inconsciemment, façonnent les représentations et influencent les perceptions. Une étude en psycholinguistique montre que si vous demandez à un groupe de personnes de citer « votre héros préféré », 15% de ces héros sont des femmes. En revanche si vous demandez à ces mêmes personnes de citer « votre héros ou héroïne préféré.e » alors là le taux de femmes citées monte à 40%. Nous avons été éduqués avec un certain nombre de règles, parfois très rigides, et il n’est pas toujours facile d’en prendre conscience et d’en sortir. Les communicants ont un rôle essentiel à jouer pour faire évoluer ces représentations et perceptions. 

Le sujet est vaste. Comment s’y prendre ? 
En effet, adopter une communication inclusive relève d’une vraie volonté et doit s’accompagner d’une réflexion bien menée. Avant de chercher à savoir  « comment faire », il faut d’abord s’interroger sur ce que l’on veut : c’est ce que j’appelle la boussole. Où se situe, pour mon établissement, l’enjeu en matière de communication inclusive ? Jusqu’où souhaitons-nous aller ? Il appartient à chacun de placer le curseur où bon lui semble : démasculiniser la langue peut passer par un effort de féminisation, c’est une première étape. Elle peut aussi relever d’une stratégie plus poussée de lutte contre une représentation masculine de la société voire participer à une représentation d’une société non binaire. En fonction de là où la boussole sera placée, les réponses ne seront pas les mêmes.  

Comment aborder concrètement cette question ? 
L’une des manières d’aborder ce sujet est de déplacer son regard et d’agir sur la prise de conscience : observer les images utilisées et les biais induits. Prendre conscience de la manière dont les banques d’images et les images générées par l’IA véhiculent ces stéréotypes. Réfléchir à la manière dont on parle et écrit sur les métiers. Echanger sur l’inconfort que cela peut amener dans un sens ou dans l’autre. Tout ce travail doit permettre de mener une réflexion éclairée pour aboutir à des solutions avant tout guidées par la clarté et la cohérence.  

La question du genre est souvent abordée par l’écriture inclusive. Où en est-on d’un point de vue légal ? 
A ce jour, rien n’est figé par la loi. Des recommandations ont été faites sur l’utilisation du point médian. Mais l’écriture inclusive ne peut pas se réduire au point médian. Les champs de réflexions autour d’une communication inclusive sont vastes et viennent stimuler la créativité des communicants. Quoiqu’il en soit, je recommande aux équipes d’élaborer une charte de l’écriture inclusive : cela permet de fixer des règles confortables, applicables et opposables en interne. Ce sujet sera au cœur de la journée bien sûr : nous verrons comment travailler cette charte et comment intégrer l’écriture inclusive dans sa pratique pour qu’elle reste agréable à lire et incarnée.

Vous apporterez donc des solutions aux équipes ? 
Oui bien sûr et c’est même un enjeu pour moi de m’assurer que chacun puisse s’approprier les solutions proposées et réfléchir à la manière de les déployer une fois de retour dans son établissement. Tout au long de la journée, nous alternerons des temps d’échanges réflexifs et beaucoup de temps de mises en pratique. Nous partirons des problématiques des personnes présentes : les enjeux des établissements de l’enseignement supérieur sont très différents d’autres secteurs et environnements professionnels. Le rôle des établissements de l’ESR dans la sensibilisation et l’intégration de ces questions aux futurs professionnels et acteurs de la société qu’ils forment pourra bien sûr être débattu.


Lutter contre les stéréotypes de genre dans sa communication écrite et orale - Le 5 mai en distanciel 
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