De l’ethnologie à la communication… portrait d’une toute nouvelle adhérente à l’Arces.
   
Diplômée du Celsa, Attachée Territoriale, j’ai rejoint il y a un peu plus d’un an le monde de l’Enseignement Supérieur, accueillie par l’Université de La Rochelle. J’ai d’abord fait une licence d’Archéologie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une licence d’Ethnologie à Bordeaux 2, puis une maîtrise à Anthropologie Biologique à Bordeaux 1 … j’étais à l’époque spécialisée dans la fouille de tombes ! Après quelques années à l’INRAP et dans le monde des musées, j’ai repris des études, validé un Master 2 Pro au Celsa (en Communication des Institutions et Administrations, spécialité Communication des Collectivité Territoriales), passé le concours d’Attaché Territorial. Dès lors, j’en ai été certaine : j’allais m’épanouir dans des missions de Communication !
 
1. Quelles sont vos principales missions ?
Je pilote la stratégie de communication de l’établissement et accompagne l’équipe présidentielle dans ses choix en matière de communication. J’ai été recrutée notamment pour digitaliser la communication de l’Etablissement. Depuis un an, nous accentuons donc notre présence sur les réseaux sociaux et sur le web : j’ai recruté dans mon équipe une Content Manager diplômée en marketing digital. Nous venons de mettre en ligne notre nouveau site internet, produit d’une refonte que nous murissons depuis près d’un an. Comme tous mes collègues DirCom, j’ai en charge l’image de notre établissement.
 
2. Quelques mots pour définir la fonction communication dans l’enseignement supérieur ?
Je venais des intercommunalités en arrivant à l’Université de La Rochelle, et je n’ai pas été vraiment dépaysée. Les problématiques de communication institutionnelle d’un établissement d’enseignement public rejoignent celle d’une intercommunalité : une entité qui n’est pas la somme des communications de ses composantes et services, de la même façon que la communication intercommunale n’est pas le résultat de la communication de ses communes membres. Dès lors, il n’y a qu’un maître-mot : s’adapter et convaincre, notamment à l’interne, de notre valeur stratégique et de la qualité de notre accompagnement. Il faut notamment convaincre certains enseignants et chercheurs que nous sommes des experts à leur service.
 
3. Qu’appréciez-vous le plus dans votre métier ?

J’apprécie le challenge et le contact humain. On ne s’ennuie jamais, et nous devons sans cesse nous adapter, pas question de s’endormir sur ses lauriers, rien n’est jamais acquis ou presque ! Ça me stimule car j’ai besoin d’être dans l’action ! J’aime le débat et la confrontation de points de vue. J’aime également observer les comportements de nos usagers pour expérimenter nos outils de communication : ça doit être mon côté ethnologue !
 
4. Et le moins ?
Parfois, j’aimerais pouvoir davantage me poser et travailler dans moins de précipitation ! Je suis à chaque fois convaincue qu’on aurait pu faire encore mieux avec plus de temps.
 
5. Quel serait « l’idéal » du communicant dans l’enseignement supérieur ?
Le mien serait que la fonction Communication soit reconnue pour ses valeurs stratégiques, et non pas seulement pour ses outils opérationnels. Nous sommes trop souvent sollicitées (car nous sommes un service 100% féminin !) pour la réalisation de plaquettes et flyers, alors que notre métier est bien plus complexe que cela.
 
6. Pourquoi avoir choisi ce métier ?
 Je crois que c’est un métier qui me ressemble. Notre quotidien, c’est de trouver des solutions et d’accepter les challenges dans un monde en perceptuelle mutation, de toujours voir « les points verts » d’essayer de transformer « les points rouges » à notre avantage. Je crois que lorsque l’on est communicant, il est bon d’être résolument optimiste !
 
7. Quelles sont les qualités qui vous permettent de l’exercer efficacement ?

 Je suis naturellement curieuse des autres. Ce qu’ils font, ce qu’ils sont, m’intéresse. Cela me permet notamment de valoriser l’humain avec enthousiasme. Je suis lucide mais positive. J’ai la chance de ne pas être timide, ce qui me permet de pouvoir défendre des stratégies et des points de vue sans rougir ! Je suis néanmoins fonctionnaire, et donc, je ne décide pas, j’accompagne l’élu jusqu’à sa prise de décision. Et je la respecte ! Bien sûr, j’ai toujours aimé écrire et jouer avec les mots, et ai la chance d’avoir un bon esprit de synthèse.
 
8. Quels sont le/les défauts que vous ne supportez pas dans le monde professionnel ?

Je suis quelqu’un qui apprécie les relations simples et directes : j’ai beaucoup de mal avec les gens qui tournent autour du pot. Mais le pire défaut pour moi, c’est la paresse.  J’ai horreur des fainéants !
 
9. Quelles sont les choses qui vous étonnent encore dans nos métiers ?

De manière positive, je constate que beaucoup de méthodes sont fondées sur le principe du bon sens. Je trouve ça rassurant, de savoir par exemple qu’aucun plan de comm’ ne remplacera les relations humaines, malgré la digitalisation de notre métier. Que même lorsqu’un algorithme change et bouscule nos pratiques digitales, on revient à qui favorise l’échange et le contact humain.
De manière plus négative, cela me surprend toujours de devoir continuer à justifier du professionnalisme de notre fonction : notre métier est relativement récent et finalement, je rencontre trop souvent de collègues qui pensent que nous sommes arrivés dans la communication par hasard, ou juste avec une belle plume. Trop de gens ont des difficultés à imaginer notre quotidien. Je suis étonnée qu’on se pose encore la question de l’utilité de communiquer sur ses activités !
 
10. Un message pour bien débuter dans notre métier ?
S’adapter, expérimenter, et surtout, savoir témoigner de notre fonction stratégique avec des chiffres, des évaluations pour légitimer notre fonction. Toutes nos actions doivent faire l’objet d’évaluations. J’ai la chance à l’Université de bénéficier de la totale confiance de l’équipe qui m’a recrutée, je suis considérée comme une experte dans mon domaine. Je sais que pour nombre de collègues c’est loin d’être évident, tant notre quotidien est méconnu.
 
11. Avez-vous des passions / engagements… en dehors de votre activité professionnelle ?
Je suis une passionnée de musique, de rock’n roll notamment ! Chez nous, il y a de la musique en permanence et nous collectionnons les vinyles et les platines qui vont avec ! Je passe beaucoup de temps en concert ou en festival.
Ayant été Directrice des Affaires Culturelles, j’ai également développé une forte appétence pour les arts de la rue. J’ai notamment fait partie de la Fédération des Arts de la Rue en Poitou-Charentes et milité pour la libre expression dans l’espace public.
 
12. De quelle région êtes vous ? Avez-vous une région que vous préférez ?
J’ai grandi à Reims, mais je vis à La Rochelle depuis 15 ans : j’y ai retrouvé les racines de ma famille paternelle. Mais je suis surtout très attachée à l’île de Ré, où toute une partie de ma famille habite encore à l’année, et où je passe beaucoup de temps. Je ne pourrais pas me passer de la proximité de la mer aujourd’hui !
 
13. Quel est votre auteur préféré ?
J’admire de nombreux auteurs, mais si je dois n’en choisir qu’un, c’est Oscar Wilde qui me vient en premier. Quel talent !
 
14. Un film ?
En dehors des films et documentaires sur l’histoire du rock, parce-qu’il y en a beaucoup de très grande qualité, je suis une inconditionnelle des Monty Python. « Holy Grail » est l’un de mes films préférés ! Mais je suis surtout fan de séries, américaines notamment. La dernière série qui m’a profondément marquée : « The Handmaid’s Tale », la Servante Ecarlate, basé sur un livre de Margaret Atwood écrit en 1985.
 
15. Un plat ?
J’ai un gros faible pour les choses sucrées ! Et mon péché mignon c’est le Paris-Brest…
 
Merci !

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