Lauréate du 1er Prix Arces dans la catégorie « numérique » pour son rapport d’activité vidéo, l’Université de Lorraine a incontestablement renouvelé le genre. Décryptage avec David Diné, son directeur de la communication. 

S’agit-il du premier rapport d’activité en vidéo dans l’ESR ? 

A ma connaissance, oui. Mais d’autres organisations publiques ou privées en ont déjà réalisé sous cette forme. 

Comment vous est venue l’idée ?

Au départ, nous souhaitions surtout faire évoluer ce rapport qui existait sous une forme print depuis sa création. Il contenait un argumentaire chiffré, l’objectif essentiel étant de n’oublier personne. Nous avons donc proposé un rapport d’activité plus en lien avec la dynamique de l’établissement, plus éditorialisé, telle une « photographie chiffrée » et tourné vers le futur plutôt que le passé. A force d’élaborer son contenu sous la forme d’un script, balayant nos faits remarquables de l’année, l’idée est née d’en faire une vidéo et de se tourner vers des images, d’autant que nous pouvions faire appel à notre cellule audiovisuelle interne (cf infra). 

Quelles sont les différences avec une plaquette « print » finalement ? 

On reçoit la plaquette une seule fois : au mieux elle est conservée puis classée à la verticale au bout d’un an, au pire, elle va directement à la poubelle ! Autres différences : l’investissement financier d’une part (réalisation entièrement en interne) et d’autre part son principe de développement durable.

Quels ont été justement les moyens et les métiers mobilisés pour ce rapport ?

Nous avons réalisé le rapport d’activité vidéo entièrement en interne, en collaboration avec la direction du numérique qui comprend une sous-direction dédiée à l’accompagnement des usagers (étudiants, enseignants-chercheurs, personnels) dont une cellule de production audiovisuelle et multimédia qui réalise toute l’année des captations vidéo des événements de l’Université (deux pôles à Nancy et à Metz). Les images existaient donc déjà ! Le premier travail a consisté à exprimer le souhait de la DCOM dans un script. Du côté de la DNUM, elle a mobilisé un chef de projet audiovisuel, un assistant des métiers de l'image et du sonpour monter les images et réaliser les infographies (motion design). En tout, du brief à la campagne de display, la réalisation a pris 4 mois.

 

Comment diffuser de la meilleure manière ce type de support ?

On peut trouver la vidéo (4mn) sur deux plateformes de diffusion vidéo :
- celle de l’Université de Lorraine (fichier source) sur laquelle toutes les vidéos sont à disposition des publics internes
- YouTube pour la campagne externe qui offre d’ailleurs l’avantage de produire des indicateurs 

Quelles sont ses cibles prioritaires ? 

Outil de communication interne, le rapport d’activité est d’abord envoyé à la communauté universitaire interne : étudiants, composantes et laboratoires. L’objectif est de montrer ce que leur université a accompli en une année. Mais le président de l’Université l’envoie également à la sphère institutionnelle : partenaires socio-économiques, collectivités, entreprises, etc. 

L’action a-t-elle été évaluée auprès de ces publics ?

Nous avons eu des retours très positifs de la part de la communauté universitaire. Nous avons constaté un très bon accueil sur les réseaux sociaux, les indicateurs (taux d’ouverture, de rebond, de repartage) mis en place au niveau du display nous le montrent (plus de 4000 vues sur YouTube entre le 12 et le 26 novembre 2018).  La vidéo a également été très bien perçue par nos partenaires qui ont salué la dynamique d’une communication ainsi renouvelée.
 

 

Allez-vous renouveler l’opération ? 

Oui, ce type d’outil de communication exige une pérennité, nous partons sur un principe de collection sur trois ans. Nous sommes actuellement en cours de montage du rapport 2018-2019.  

Seriez-vous fier de faire des émules ?

Oui bien sûr ! Nous sommes déjà fiers d’avoir obtenu le 1erprix de l’Arces. En tant que première association des responsables communication de l’Enseignement supérieur, il a eu un effet très positif tant sur la gouvernance que sur la direction générale de l’Université. Au-delà de la démonstration qu’on peut renouveler le genre, nous avons aussi prouvé qu’il est le fruit d’un travail collectif et transverse à deux directions de l’Université. 
 
 

Nous avons constaté un très bon accueil sur les réseaux sociaux, les indicateurs : plus de 4000 vues sur YouTube entre le 12 et le 26 novembre 2018