"La communication accompagne et est au service d’une stratégie. Il faut toujours être dans le dialogue et bien expliquer en quoi consiste notre métier et être à l’écoute." 
 

Pouvez-vous nous rappeler ce qu'est l'ANR ?

L’Agence nationale de la Recherche est l’agence de financement de la recherche sur projets. Elle soutient tous les types de recherche et s’adresse à toutes les communautés scientifiques de toute discipline, issues des organismes de recherche comme des universités. Le principal appel à projets (générique) est très ouvert, structuré par domaines scientifiques. Des appels à projets plus spécifiques complètent le dispositif, soutenant la recherche partenariale et les collaborations européennes et internationales. D’autres appels cofinancés répondent aux enjeux de recherche sociétaux, médicaux et environnementaux. L’ANR est également opérateur des programmes d’investissement d’avenir (PIA 1, 2,3).

Quel est le périmètre de votre fonction ?

Mon rôle est multiple, à la fois vigie et chef d’orchestre au service de la stratégie de l’agence. L’enjeu de la cohérence et de la transversalité est absolument clé pour un(e) dircom aujourd’hui.  Une fonction très exigeante mais aussi très pragmatique. J’anime une équipe de 6 personnes, chacune apportant son expertise dans les diverses activités incontournables de la communication, la presse, le digital, la communication institutionnelle, la communication interne. Nous travaillons en étroite collaboration avec l’ensemble des directions de l’agence et des départements scientifiques en nous positionnant comme des facilitateurs.

Quels sont vos objectifs de communication ?

Répondant à des objectifs de qualité de service et de transparence, l’information et la communication sont des enjeux importants pour faire connaître l’activité de l’ANR, son fonctionnement, ses engagements : l’équité et l’intégrité de l’évaluation par les pairs, la science ouverte, l’égalité homme femme. 
Nous avons une responsabilité d’information sur nos appels qui visent à soutenir toutes les recherches - fondamentales comme finalisées - sous différentes formes (base libre, cofinancement, recherche partenariale, collaboration européenne, internationale). Un calendrier interactif de l’ensemble de nos appels est accessible dès la page d’accueil du site internet anr.fr, qui a été entièrement refondu au printemps 2019 de manière à faciliter l’accès à l’information. La création de notre newsletter répond également à cet objectif. Nous communiquons également sur les résultats de projets à travers le témoignage de celles et ceux qui les portent. Nous sommes attachés à participer à la promotion de la culture scientifique aux côtés des établissements de recherche. 

Quels sont vos principales actions d’information et de communication ? 

En septembre, nous organisons l’ANR Tour qui représente un événement important pour l’ANR mobilisant plusieurs directions : plus d’une vingtaine de rendez-vous d’information ont lieu partout en France et en Outre-mer dans les organismes de recherche et les universités afin de présenter le programme des appels pour l’année et leurs modalités. 
Régulièrement, nous organisons également des colloques thématiques présentant les projets financés. Souvent réalisés en partenariat, ces événements permettent aux chercheurs de se rencontrer sur leur thème de recherche, en particulier les plus jeunes d’entre eux. En 2019, nous avons par exemple organisé un colloque sur les perturbateurs endocriniens avec l’Anses, un autre sur les SHS  « Recherche et création » en collaboration avec le Festival d’Avignon et le CNRS.Qui sont vos principaux interlocuteurs ? Nous collaborons avec les organismes de recherche, les universités, les autres financeurs en France et à l’international dans le cadre de diverses actions de communication réalisées conjointement : lancement d’appels à projets avec les cofinanceurs, colloques, inaugurations de Chaires ou de Labcom.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre métier et quelle est la principale qualité pour l’exercer efficacement ?

Les métiers de la communication offrent plusieurs facettes. Le communicant est avant tout un facilitateur, il permet d’innover et de donner du sens. Pour moi, ce qui donne du sens à la communication, c’est le travail de collaboration. Ce n’est pas toujours facile, ce n’est pas immédiat, c’est un vrai travail de fond mais qui donne de très bons résultats. 

Que conseilleriez-vous à des jeunes qui arrivent dans le métier ?

La communication accompagne et est au service d’une stratégie. Il faut toujours être dans le dialogue et bien expliquer en quoi consiste notre métier et être à l’écoute. 

Dites-nous quelques mots rapides de votre formation et de votre parcours antérieur

Diplômée du Celsa, j’ai d’abord fait mes armes en agence de communication intervenant dans le secteur public dans divers domaines (santé, environnement, social). En agence, on apprend vite à s’adapter à tout type de problématique, à collaborer et à travailler avec les autres. Après plusieurs années, j’ai décidé de mettre cette expérience au service d’établissements publics, d’abord au sein d’une collectivité territoriale, ensuite en agence sanitaire (Santé publique France, ex-Institut de veille sanitaire). Puis, j’ai découvert le secteur passionnant de la recherche en occupant le poste de directrice de la communication de l’INED pendant 3 ans. C’est ce qui m’a amené aujourd’hui à l’ANR, heureuse de continuer à contribuer au développement des connaissances.

Avez-vous des passions / hobbies en dehors de votre activité professionnelle ? 

J’ai la chance d’être dans le secteur de la recherche qui offre de nombreuses opportunités pour se nourrir, donc j’en profite au quotidien !

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