Joanna ROBIC, Responsable de la communication de l’Université européenne de Bretagne (UEB). La petite trentaine, Joanna a déjà un beau parcours en communication dans l’enseignement supérieur. Elle se livre à l’Arces.



Ton parcours

Je suis diplômée d’un master de communication des institutions publiques du CELSA (2004), après un BTS commerce international. J’ai un parcours dédié à la communication dans l’enseignement supérieur : quelques mois en agence, 2 ans dans une Grande Ecole, 5 ans au sein d’une Université et depuis 3 ans au service d’une communauté d’universités et établissements (ComUE). Je suis aujourd’hui responsable de la communication de l’Université européenne de Bretagne (UEB), ComUE régionale sur le point de disparaître au profit de l’Université Bretagne Loire, ComUE birégionale (Bretagne/Pays de la Loire), à naître dans les prochaines semaines.

 
1. Quelles sont tes principales missions ?

Je pourrais les résumer en quelques points :

Conseiller les porteurs de projets dans leurs actions de promotion
Concevoir des outils adaptés pour optimiser la visibilité des pôles d’activités de la ComUE mais aussi de ses établissements membres
Animer un réseau de communicants relais, prescripteurs mais aussi homologues avec lesquels partager de bonnes (et mauvaises) pratiques
Participer à « l’accompagnement au changement »… permanent

 
2. Quelques mots pour définir la fonction communication dans l’enseignement supérieur ?

Mieux comprise : de moins en moins perçue comme fournisseur de cocktails et de plaquettes avec ou sans paillette, et de plus en plus comme partie intégrante de la stratégie.

Exigeante : cette reconnaissance suscite de nombreuses attentes à ne pas décevoir en répondant avec réactivité, qualité, souplesse et, occasionnellement, fermeté.

Polyvalente : il faut savoir jongler entre analyse intellectuelle et mise en œuvre (très) opérationnelle.


3. Qu’est ce tu apprécies le plus dans ton métier ?

Sa pluralité : aucun jour ne se ressemble, rythmé par des sujets et des rencontres très différents.

 
4. Et le moins ?

Son caractère parfois ingrat : difficile d’évaluer la portée de certaines actions discrètes, chronophages mais nécessaires.

 
5. Quel serait « l’idéal » du communicant dans l’enseignement supérieur ?

Le don d’ubiquité, et, à défaut, un solide réseau ancré localement sur lequel s’appuyer, avec des profils variés.

En effet, les personnes auxquelles on s’adresse en interne et en externe sont hétérogènes, avec des rôles changeants, tantôt public passif, (co)auteur ou acteur de communication. S’il est souvent nécessaire de prendre de la hauteur avant d’agir, connaître son « terrain » est indispensable.

Autre point qui n’a rien à voir : disposer d’un temps consacré pour expliciter certaines actions en réunions de direction, dépasser la superficialité de certains jugements.

 
6. Pourquoi avoir choisi ce métier ?

La communication constitue un chemin d’orientation qui s’est imposé naturellement et rapidement dans ma scolarité, je n’en ai pas envisagé d’autres.

Le choix du secteur s’est affirmé plus progressivement : je voulais contribuer au « service public » et plus particulièrement celui de l’Education, soutenir l’orientation et donc la réussite des jeunes, en luttant contre les idées reçues.

 
7. Quelles sont les qualités qui te permettent de l’exercer efficacement ?

Des capacités renouvelables d’organisation et d’adaptation ; une curiosité sincère ; du bon sens pour réagir face à des situations urgentes ou imprévues.

 
8. Quels sont le/les défauts que tu ne supportes pas dans le monde professionnel ?

Le mépris corporatiste qui peut nuire au dialogue.

 
9. Quelles sont les choses qui t’étonnent encore dans nos métiers ?

La diversité de nos parcours et motivations, qui enrichissent nos échanges et nos actions, tout en éloignant l’ennui.

 
10. Trois messages pour bien débuter dans notre métier ?

Cultiver la patience et l’amabilité, savoir s’adapter à ses interlocuteurs, s’intéresser à tout et à tous.

 
11. As-tu des passions / engagements… en dehors de ton activité professionnelle ?

J’essaie de m’impliquer localement dans des projets relatifs à la solidarité ou à l’action culturelle et éducative.

 
12. De quelle région es-tu?

Méditerranéenne d’origine, je suis née en Ile de France, bretonne de cœur et de résidence depuis 2012.

 
13. Quel est ton auteur préféré ?

Je n’en ai pas : dès que je peux, je lis, j’écoute ou je regarde ce que l’on m’invite et conseille de découvrir sans avoir développé de connaissance approfondie de l’un ou de l’autre.

 
14. Un film ?

L’auberge espagnole de Cédric Klapisch, sans doute pas le plus touchant ni le plus impressionnant, mais qui résonne avec ma propre expérience et source principale pour mon mémoire de maitrise consacré à l’Europe, médiatisée par les étudiants Erasmus.


15. Un plat ?

Un thali végétarien.


Merci !

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