Fondatrice d’une école de mode, directrice commerciale en agence de pub, puis un passage en ONG, Nelly est la nouvelle directrice de la communication de PSL - Paris Sciences et Lettres. Un poste qu’elle prend à bras le corps et avec un grand enthousiasme.





« J’ai le sentiment de contribuer à un projet formidable, 100% innovant car sans aucune référence ou benchmark sur lequel s’appuyer.»











Quelles sont vos principales missions ?

Développer la notoriété et l’image de la marque PSL. Il s’agit d’une marque « jeune » (créée en 2010) et dont la notoriété, tant en interne qu’en externe, reste à construire. Les membres de PSL (la communauté est constituée de 26 membres) bénéficient quant à eux d’une notoriété importante et d’un rayonnement mondial issu de nombreuses années, voire centenaires d’existence (du Collège de France en passant par l’ENS, l’EnsAD, l’Observatoire de Paris ou parmi les plus jeunes, Dauphine). La stratégie de communication consiste avant tout à consolider la cohésion interne et développer un sentiment d’appartenance. Depuis mon arrivée il y a 9 mois, je travaille sur ce point avec mes collègues communicants de tous les établissements membres. En parallèle, le rayonnement de la marque à l’externe, tant en France qu’au niveau international, est notre priorité. Nous devons être visible et PSL doit s’exposer de plus en plus afin d’affirmer son positionnement d’université de rand mondial.


Quelques mots pour définir la fonction communication dans l’enseignement supérieur ?

Elle accompagne la stratégie de marque, elle en reflète les grands enjeux. Dans l’ESR, comme dans tous les secteurs, elle est multiforme. La communication traite autant de la signalétique des établissements, que de l’organisation d’évènements, des relations avec la presse que des problématiques de marque. Elle est également multicanal, avec un canal prépondérant qui est le digital. Nos « clients » émanent de toute la communauté, la formation et la recherche, le corporate. C’est ce qui rend la fonction aussi passionnante.


Qu’appréciez-vous le plus dans votre métier ?

Son sujet. Le sentiment de contribuer à un projet formidable, 100% innovant car sans aucune référence ou « benchmark » auxquels se référer.

Mes interlocuteurs, par la richesse de leur parcours, et la multiplicité de leurs attentes. La routine semble ne pas exister.


Et le moins ?

La grande complexité du projet et les nécessaires arbitrages à opérer. Il est très difficile de répondre à toutes les demandes. Mon parti est de privilégier la qualité à la quantité et de faire la pédagogie en interne du tempo de la communication : il n’y a pas de baguette magique pour faire ‘aller plus vite que la musique’.


Quel serait « l’idéal » du communicant dans l’enseignement supérieur ?

La mise en place de process inclusifs permettant d’anticiper les besoins et d’établir une feuille de route en cohérence avec la stratégie globale. J’y travaille pour PSL et ai bon espoir d’y parvenir.


Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Je suis de nature curieuse. Communiquer implique de comprendre ce dont on parle. Je profite donc pour apprendre et toucher à de nombreux sujets, dont l’ESR regorge, et qui ont un impact sur la vie des gens.


Quelles sont les qualités qui vous permettent de l’exercer efficacement ?

La curiosité, l’écoute, l’enthousiasme. Un sens de l’organisation aussi ;-)


Quels sont le/les défauts que vous ne supportez pas dans le monde professionnel ?

La mauvaise foi.


Quelles sont les choses qui vous étonnent encore dans nos métiers ?

Pas grand-chose ne m’étonne, presque tout me passionne. Je m’efforce de faire d’un problème une opportunité.


Trois messages pour bien débuter dans notre métier ?

- être curieux, avoir envie de découvrir et d’apprendre

- faire preuve d’humilité car nos sujets nous dépassent en contenus et en impact

- savoir s’organiser pour gérer le quotidien et les priorités

 
Avez-vous des passions / engagements… en dehors de votre activité professionnelle ?

Je suis membre des « Colibris » cette ONG créée par Pierre Rabhi, très engagée dans la défense de l’environnement et du climat. Et j’aime la nature, les sports d’extérieur. Et aussi cuisiner, lire, voir des films, passer du temps avec mes enfants…

 
De quelle région êtes vous ? Avez-vous une région que vous préférez ?

Je suis née à Paris. Mon père est originaire du sud-ouest de la France et ma mère d’Iran ; j’ai un lien particulier avec le Moyen-Orient, le Maghreb où j’ai eu la chance d’aller souvent. Et un oncle à Los Angeles avec lequel j’ai découvert les grands espaces de l’Ouest américain.


Quel est votre auteur préféré ?

Adolescente, c’est Victor Hugo qui m’a tenue en haleine et émue, j’ai lu nombre de ses romans. Aujourd’hui je lis de tout, du polar scandinave à la biographie, mais n’ai pas assez de temps à consacrer à la lecture à mon grand regret. Cela reviendra, j’en suis persuadée.


Un film ?

Dernièrement, parmi les films hollywoodiens, j’ai été très touchée par War Horse l’un des derniers films de Spielberg, et Interstellar de Christopher Nolan. Sinon je suis une grande fan de cinéma iranien, par ex la filmographie de Abbas Kiarostami. J’ai beaucoup aimé Mustang également, dont la réalisatrice est une diplômée de la Fémis.

 
Un plat ?

La cuisine iranienne, avec ses riz aux dates, aux airelles ou ses ragouts aux aubergines. Parmi mes desserts préférés, le Mont Blanc de Angelina.
 

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