Directrice de la communication de l’Université Grenoble Alpes, Sandra Demoulin a été élue présidente de l’Arces en juin dernier. Rencontre avec la nouvelle présidente pour découvrir les actions qu’elle souhaite engager.

Pourriez-vous rappeler brièvement votre parcours professionnel ?

 
Diplômée de Sorbonne Université, Sciences Po Lille et du CELSA, j’ai commencé ma carrière chez SFR et Eurosport. J’y ai occupé pendant 15 belles années parisiennes différents postes à responsabilité en marketing, communication et relations publiques.
 Animée par des valeurs de service public, j’ai eu envie de donner un nouveau sens à ma carrière et le challenge proposé par l’Université Grenoble Alpes* répondait parfaitement à ces attentes.

Quelles ont été vos motivations pour vous présenter à la présidence de l’Association ?

 
L’ARCES m’a beaucoup apporté dès ma prise de fonction. Elle m’a permis de m'intégrer rapidement dans un secteur que je connaissais peu et d'en mesurer les enjeux grâce aux retours d’expérience de mes homologues. Il était donc tout naturel pour moi de m’y investir en retour ! Je souhaite vivement continuer à en développer la notoriété, l’image et l’influence. Il y a encore fort à faire pour faire reconnaitre la fonction de communicant dans notre secteur.
 

 Justement, comment voyez-vous le métier de communicant dans l’enseignement supérieur aujourd’hui ?

 
Déjà comme un « vrai » métier, contrairement à ce j’entends parfois ! [rires] Plus sérieusement, je pense que nous sommes des créateurs de liens, à l’interface entre les publics externes, nos communautés et nos gouvernances. Nous devons valoriser, rendre visible et lisible des projets complexes. C’est une fonction stratégique, mais également très technique. Il nous faut effectivement maitriser les fondamentaux de la communication de marque comme les évolutions technologiques les plus pointues. C’est donc un métier très polyvalent, qui exige de plus des qualités d’écoute, d’empathie et une véritable capacité à convaincre.
 

 Envisagez-vous de nouvelles orientations pour l’Arces ?


Oui, j’ai plein de projets évidemment ! Tout d’abord ouvrir l’association aux organismes nationaux de recherche comme entre autres le CNRS, le CEA, l’INSERM ou encore l’INRIA. Nous avons énormément à nous apporter. Ensuite, développer l’ARCES en région, pour mieux mailler le territoire national et permettre au plus grand nombre de participer à des événements et créer des dynamiques locales. Au regard des nouveaux enjeux internationaux, il nous faut davantage développer nos relations avec EUPRIO [équivalent européen de l’ARCES], ainsi qu’avec les autres acteurs français de notre secteur comme la Conférence des Présidents d’Universités, la Conférence des Grandes Ecoles et la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs.
 

*1ère université française dans 7 disciplines au classement de Shanghai 2019, engagée dans la création d’un nouvel ensemble territorial de 60 000 étudiants intégrant Sciences Po Grenoble, Grenoble INP et l'ENSAG