Julia Wandt, directrice de la communication et du marketing de l’université de Constance et responsable de l’Arces allemande depuis septembre 2014. 



La Bundesverband Hochschulkommunikation c’est l’Arces allemande : à peu près le même nombre de membres, des activités et services similaires mais aussi les mêmes interrogations sur l’évolution de nos métiers et leur place dans la société. Présentation par Julia Wandt.

Pouvez-vous nous parler de votre association ?

Notre association a été fondée en 1969, ce qui est très tôt.  Mais ce n’est qu’en 2008 que nous nous sommes réellement constitués et organisés en tant qu’association déclarée avec un conseil d’administration. Notre bureau compte 5 membres et il y a  aussi un représentant  pour chacun des 16 Etats fédéraux d’Allemagne.

 
Nous comptons 650 membres qui sont tous des professionnels de la communication dans l’enseignement supérieur issus de 200 établissements publics et privés de tous les domaines.

 
Nous avons connu une très forte expansion de notre profession ces dernières années. L’association s’est donc beaucoup élargie à toutes sortes de spécialités : marketing, relations avec les anciens,  organisation d’évènements…

 
Quels services offrez-vous à vos membres ?

Je dirais que le point d’orgue de notre association est notre conférence annuelle, dont la première a eu lieu en 1969. Nous nous y retrouvons tous les ans, au mois de septembre, pendant 3 jours. Nous sommes très proches les uns des autres et nous pouvons échanger de manière collégiale sur de nombreux sujets en très grande confiance. Nous sommes une communauté au sein de laquelle nous avons le plus grand respect les uns pour les autres donc nous pouvons parler de tout, même de ce qui ne marche pas !

 
Notre dernière conférence portait sur le thème « Suis-je bon ? », avec, bien sûr, des questions sur la qualité de notre travail et les indicateurs d’efficacité…

 
Nous proposons également 4 à 5 formations complémentaires par an. Elles ont lieu au sein de nos universités dans toutes les régions d’Allemagne. Nous consultons nos membres sur les thèmes de formation. Celles-ci couvrent tous les champs de la communication.

 
Nous offrons aussi à nos membres une ouverture à l’international notamment avec Euprio qui propose des activités de très grande qualité.

 
Nous avons enfin une plateforme d’échanges en ligne.

 
Quelles tendances pour la communication dans le sup ?

Nous avons beaucoup renforcé notre fonction stratégique récemment. Cette dernière année surtout, nous avons eu en Allemagne une très large discussion publique sur la communication dans l’enseignement supérieur, notamment autour de la communication scientifique. Les universités et les politiques semblent prendre en compte l’importance de communiquer dans l’enseignement supérieur à la fois pour le monde de la recherche mais aussi pour l’avenir de nos jeunes. Nous réfléchissons à la position de chacun dans la chaîne de communication : l’établissement, ses enseignants et chercheurs, ses potentiels futurs étudiants, les journalistes et, bien sur, ceux qui cherchent de l’information. La question est : Comment pouvons-nous être utiles à la société civile ?

 
L’initiative d’excellence allemande nous oblige à montrer nos universités autrement, à réellement chercher leurs atouts et leurs performances ce qui, en même temps, est une grande opportunité.

 
Nous avons aussi une forte problématique qui porte sur l’analyse des données autour de nos fonctions qui permettront de mieux comprendre notre activité.

 
Un message pour 2015 ?

Mon message serait que tous ceux qui travaillent dans la communication dans l’enseignement supérieur et dans la recherche peuvent se réjouir car c’est un domaine passionnant, extrêmement riche ! Je suis fière d’y apporter ma modeste contribution.

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