Président fondateur de l’agence de communication Okó, partenaire de l’Arces depuis une dizaine d’année, et jury au Prix de la communication. Un regard sans complaisance sur le métier de dircom dans l’enseignement supérieur.
 
Pouvez-vous nous présenter votre agence ?

Okó signifie rassembler les Hommes en langue sioux, une langue que l’on a essayé de faire taire mais qui existe toujours. Okó est une agence de communication qui a été créée il y a 23 ans. Je dirais qu’elle ne se définit ni par un métier ni par un secteur particulier d’activités économiques. Ce qui fait notre ADN c’est notre indépendance, nos collaborateurs avec 50% de créatifs, associés aux résultats et particulièrement fidèles, notre politique de protection sociale, notre fondation qui réunit 600 œuvres d’art autour du thème de l’Homme est ses excès.

 
Vous avez créé le logo de l’Arces il y a presque 10 ans. Quel secret pour créer un logo?

Il faut se demander s’il aurait été novateur il y a 10 ans. La plupart des communicants observent ce qui se fait actuellement. Or, au moment où l’on s’intéresse à une tendance, une mode, celle-ci a déjà 2 trains de retard ! Un logo qui aurait fonctionné 10 ans plus tôt et qui est également efficace aujourd’hui est un bon logo !

 
L’objectif de l’Arces est de promouvoir la fonction communication dans l’enseignement supérieur. Est-ce utile ?

C’est une activité nécessaire dans un contexte où la fonction communication est contestée. De manière générale, le dircom est souvent mal intégré et peu considéré par son autorité ou sa direction. Il est souvent vu comme un faiseur et non un stratège. Est-ce si différent dans l’enseignement supérieur ?

C’est important, à travers une association, de partager des bonnes pratiques, faire valoir l’importance stratégique de la communication tant au niveau national qu’international, pour le recrutement ou les relations entreprise. L’Arces a une vocation militante pour rappeler ce qu’est un bon dircom.

 
Vous dites que la fonction communication est contestée. Pouvez-vous nous en dire plus ?

L’émergence du digital a rendu obsolète certains raisonnements qui faisaient autorité en communication. Le digital a rebattu les cartes et bouleversé les repères. C’est une révolution du mode de pensée comme nous n’en avions pas connu depuis 30 ou 40 ans.

 
On parle de plus en plus de marques dans l’enseignement supérieur. Qu’en pensez-vous ?

Que c’est plutôt bien ! Mais qu’est ce qu’une marque d’école si elle n’est pas rattachée à une histoire, une identité portée par ses anciens ou l’inconscient collectif ? Je suis dubitatif sur l’intérêt de créer de nouveaux noms qui ne se rattachent à rien. Nous avions travaillé sur la fusion ESCP-EAP et le choix de garder la marque ESCP en y ajoutant Europe était, il me semble, plus que pertinent. Aujourd’hui les regroupements permettent de créer des marques visibles comme Sorbonne Universités, Université de Strasbourg ou de Lyon. Ce qui fait la notoriété d’une université, ce n’est pas le produit d’enseignement mais tout le produit culturel qu’il y a autour !

 
Vous êtes, pour la première fois cette année, jury aux Prix de la communication Arces. Quels sont critères de sélection que vous souhaitez privilégier?

Le stratégique, la forme au service du fond, des moyens intelligemment utilisés et la pérennité de l’action dans le temps.


Merci ! Et à très bientôt à l'Arces !

 

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